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Compagnie Zarina Khan présente :

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Projet Film

Histoire de rencontres…

Après de longues années d’errance médicale, Laurent Lefebvre n’a eu de cesse de chercher un sens à la maladie psychique qui a bouleversé sa vie : la schizophrénie. 

Pendant près de 8 ans, Laurent a œuvré au sein des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) en tant que médiateur de santé-pair (MSP). En 2019, il valide la licence « Sciences sanitaires et sociales – Parcours médiateur de santé-pair » à l’Université Paris 13. Fort de son expérience et de sa formation universitaire, il accompagnera et aidera des personnes ayant une maladie psychique à emprunter un parcours de rétablissement afin de (re)trouver du pouvoir d’agir sur leur vie et vivre une vie pleine de sens. 

Ce parcours remarquable, nous avons eu envie de le faire connaître, dit par le protagoniste lui-même. Il a vécu ce cheminement à travers les doutes, les aspérités, l’incompréhension et la stigmatisation. Et tous ces obstacles, il les a déjoués, un à un, avec ce courage et cette irréductible ténacité qui sont le propre de l’humain en quête de sens. Partager ce cheminement, c’est porter un « autre » regard sur ceux qui ont l’air « autres »… C’est démonter nos peurs, nos préjugés, par rapport à la « folie », la « maladie mentale » et revisiter le sens de notre propre « normalité ».

Alors que Zarina Khan est en Alsace pour le tournage d’un TEDx, elle anime également un atelier d’écriture. Un ami de Laurent, Richard Federmann lui conseille d’y aller. Laurent découvre son univers théâtral et philosophique, sa conviction que l’Art est au centre de toute résilience, que l’Art soigne et guérit. Il lui propose alors de « théâtraliser » son parcours.

La demande est claire, Laurent veut partager ses mots avec le grand public, déstigmatiser la schizophrénie, redonner une place aux étiquetés « schizophrènes » dans la Cité et rendre hommage aux « accompagnants », aux familles qui traversent ces abîmes.

Un stage théâtral de quelques jours en Ardèche dans le QG verdoyant de Zarina Khan, et les contours du projet se dessinent.  

Le texte s’écrira à travers les entretiens de Zarina avec Laurent, puis avec sa sœur et des psychiatres, – qui ont suivi Laurent et s’intéressent en particulier à l’identité narrative-, à partir d’improvisations et d’écrits de Laurent comme de sa mère. Sylvie Dyon, amie et collaboratrice de Zarina depuis longtemps, s’inscrit naturellement dans le projet, portée par sa recherche personnelle sur les troubles qui ont agité sa famille, comme Lydia Tournelle (présente au stage théâtral) qui au quotidien accompagne des enfants dits « à besoins éducatifs particuliers » et qui questionnent notre « normalité ». Suite à une rencontre décisive avec Laurent, Mathieu Willmann-Imhoff se joint à l’équipe. Parent-aidant, Mathieu s’investit pleinement au sein de l’UNAFAM des Vosges et espère, tout comme Laurent, ouvrir une autre voie/voix à la guérison grâce à l’Art.

Et nous irons questionner d’autres approches, comme celle de JocelinMorisson lorsqu’il dit : « De façon générale, ce que nous appelons schizophrénie est, du point de vue « chamanique », l’immersion ponctuelle et non contrôlée dans un autre niveau de réalité, avec une dimension spirituelle toujours présente. » 

Laurent poursuit ainsi grâce à ce projet humaniste sa quête de sens : « Aller vers l’Autre, c’est aller vers Soi. » C’est une ode à la fraternité au-delà de nos différences et de nos souffrances.

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